Fissure en escalier sur façade en brique rouge typique du Nord. Illustration des dégâts de la sécheresse (RGA) constatés par un expert.

Fissures maison Nord : Sécheresse, Argile et Recours Assurance

Fissures en escalier sur votre façade : sécheresse ou malfaçon ? Le guide pour les propriétaires du Nord

Vous avez remarqué une fissure lézardant votre façade. Peut-être un simple trait au début, qui s’élargit après l’été sec que nous venons de passer. Dans le Nord et les Flandres, ce n’est souvent pas un hasard, ni une simple « malfaçon » du maçon. C’est le sol qui bouge.

Le phénomène de Retrait-Gonflement des Argiles (RGA) est un fléau silencieux qui touche près de 90% du département du Nord. Si votre maison se situe en Flandre Intérieure (vers Hazebrouck, Cassel, Wormhout) ou dans les zones argileuses de l’arrière-pays dunkerquois, vos fondations sont en première ligne.

En tant qu’avocat en droit de la construction, je vois trop de propriétaires accepter le diagnostic rassurant – mais faux – de leur assureur : « C’est esthétique, madame, monsieur » ou « Ce n’est pas la sécheresse, c’est la dilatation ».

Voici comment faire la différence et contre-attaquer.

1. Le diagnostic visuel : Reconnaître la « signature » de l’argile

Toutes les fissures ne se valent pas. Avant de paniquer ou, à l’inverse, de négliger le problème, il faut observer la forme des dégâts. C’est la première étape de l’analyse technique que nous menons.

Ce qui est (souvent) bénin :

  • Le faïençage : De minuscules craquelures superficielles sur l’enduit, comme une toile d’araignée. C’est souvent un problème de dosage de l’enduit, pas de structure.

  • La fissure verticale droite : Souvent située à la jonction de deux matériaux (ex: extension de garage). Elle peut être due à une dilatation thermique, sans péril immédiat.

Ce qui doit vous alerter immédiatement (Le péril structurel) :

  • La fissure en escalier : Elle suit les joints des parpaings ou des briques. C’est le signe typique que le sol s’est dérobé sous une partie de la maison (tassement différentiel). Une partie de la maison descend, l’autre reste stable : le mur casse.

  • La fissure traversante : Vous voyez le jour à travers le mur, ou la fissure se retrouve au même endroit à l’intérieur (papier peint déchiré).

  • Les portes et fenêtres qui coincent : Si votre porte d’entrée frotte soudainement ou si une fenêtre ne ferme plus, ce n’est pas le bois qui travaille, c’est le cadre de la maison qui se déforme (distorsion).

2. Pourquoi le Nord et les Flandres souffrent-ils autant ?

Notre géologie locale est particulière. Le sol des Flandres est riche en argile.

  • En hiver (pluies intenses) : Le sol se gorge d’eau et gonfle (le terrain remonte).

  • En été (sécheresse) : L’eau s’évapore, l’argile se rétracte comme une éponge sèche (le terrain descend).

Ces mouvements de « yoyo » finissent par rompre les fondations classiques (semelles filantes) si elles ne sont pas assez profondes. C’est une pathologie lourde qui nécessite souvent des reprises en sous-œuvre (micropieux, injection de résine) coûtant plusieurs dizaines de milliers d’euros.

3. Le piège de l’Assurance : « Absence d’arrêté » et « Fissure esthétique »

C’est ici que le combat juridique commence. Lorsque vous déclarez le sinistre, l’assureur envoie son expert. Son objectif est souvent de limiter l’indemnisation.

L’excuse n°1 : « Il n’y a pas d’arrêté de Catastrophe Naturelle (CatNat) »

Beaucoup pensent que sans arrêté publié au Journal Officiel pour leur commune, ils n’ont aucun recours. C’est faux si votre maison a moins de 10 ans. Dans ce cas, c’est la Garantie Décennale du constructeur qui joue. La sécheresse n’est pas toujours considérée comme « force majeure » exonératoire pour le constructeur. Il devait prévoir des fondations adaptées au sol argileux (étude de sol G2).

L’excuse n°2 : « C’est esthétique, la solidité n’est pas compromise »

L’expert de l’assurance vous dira : « On va reboucher avec du mortier et repeindre ». C’est un « cache-misère ». Si la cause (le sol qui bouge) n’est pas traitée, la fissure reviendra l’année suivante, plus large encore. En tant qu’avocat, mon rôle est de démontrer via une expertise judiciaire que l’ouvrage est « impropre à sa destination » (dangereux ou infiltrant), ce qui oblige l’assureur à payer la réparation structurelle profonde, pas juste la peinture.

L’excuse n°3 : « C’est à cause de vos arbres »

L’assureur tentera de dire que vos thuyas ou votre saule pleureur ont pompé l’eau et asséché le sol. C’est un argument classique pour rejeter la faute sur vous. Cela se conteste techniquement.

4. Votre plan d’action

Si vous constatez des mouvements sur votre maison :

  1. Prenez des photos datées (posez une règle ou une pièce de monnaie à côté de la fissure pour donner l’échelle).

  2. Mettez en place des témoins en plâtre (ou faites appel à un expert pour poser des fissuromètres).

  3. Ne signez aucun rapport d’expertise d’assurance « clôturant le dossier » sans avis extérieur.

  4. Consultez un avocat spécialisé.

Mon intervention permet de solliciter un Référé-Expertise devant le Tribunal. Un Expert Judiciaire (neutre et indépendant des assurances) sera nommé pour dire la vérité technique sur vos fondations. C’est sur la base de ce rapport impartial que nous obtiendrons l’indemnisation réelle de vos travaux.

Vos murs lézardent à Dunkerque, Bergues, Steenvoorde ou Bailleul ? N’attendez pas que la structure soit irrécupérable. Contactez mon cabinet pour analyser vos chances de recours contre l’assureur ou le constructeur.

Chantier VEFA à l'arrêt à Dunkerque : un avocat spécialiste constate le retard de livraison dû aux intempéries.

Retard VEFA à Dunkerque & Malo : Intempéries et Pénuries, les vraies raisons ?

Achat sur plan (VEFA) : « Intempéries » et « Pénuries », les excuses valables (et celles qui ne le sont pas) pour justifier le retard

Le paysage immobilier de Dunkerque et de son littoral (Malo-les-Bains, Rosendaël) est en pleine mutation. De nombreux programmes neufs sortent de terre. Mais pour beaucoup d’acquéreurs, le rêve de la remise des clés se transforme en parcours du combattant : le courrier annonçant un report de livraison de 3, 6, voire 12 mois est devenu la norme.

Face à ces retards, les promoteurs avancent systématiquement deux arguments massues : les intempéries et la pénurie de matériaux.

En tant qu’avocat praticien du droit de la construction dans les Flandres, je constate que ces justifications sont parfois légitimes, mais souvent abusives. Avant d’accepter un report sans broncher, voici ce que vous devez vérifier.

1. La clause de « Causes Légitimes de Suspension » : Ce que dit votre contrat

Dans tout contrat de Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA), il existe une clause listant les événements justifiant un retard sans pénalité. C’est contractuel. Cependant, ce n’est pas parce que c’est écrit que c’est incontestable.

Le promoteur ne peut pas se contenter d’une affirmation vague. Il doit apporter la preuve technique que l’événement a réellement impacté l’avancement critique du chantier.

Les fausses excuses fréquentes

  • La faillite d’un sous-traitant : Sauf clause très spécifique, la défaillance d’une entreprise partenaire du promoteur est un aléa de chantier qu’il doit gérer. Ce n’est pas, par définition, un cas de force majeure pour vous.

  • La désorganisation du chantier : Un retard dû à une mauvaise coordination entre les corps d’état (le plaquiste qui attend l’électricien) n’est jamais une cause légitime.

2. L’argument des « Intempéries » : Une spécificité du Nord à surveiller

À Dunkerque ou dans les Flandres intérieures, le climat est une réalité. Mais « il pleut » n’est pas un argument juridique suffisant.

Pour que les intempéries justifient un retard (« jours non ouvrés »), elles doivent répondre à des critères stricts :

  1. L’intensité : Le vent ou la pluie doivent rendre le travail impossible ou dangereux (ex: grue à l’arrêt à cause de rafales supérieures à 60-70 km/h).

  2. La phase du chantier : C’est le point technique crucial. Invoquer du gel ou de la pluie alors que le bâtiment est « Hors d’Eau / Hors d’Air » (fermé et couvert) et que les travaux concernent les peintures intérieures est abusif.

Mon conseil d’expert : Ne vous contentez pas d’un tableau Excel envoyé par le promoteur. Exigez les attestations de la Caisse des Congés Payés du Bâtiment ou les relevés Météo France de la station la plus proche (Dunkerque-Port), et comparez les dates avec le planning réel des travaux. C’est souvent là que l’argument s’effondre.

3. Pénurie de matériaux et crise ukrainienne : Le nouveau « Joker »

Depuis 2022, la « pénurie » et la « hausse des coûts » sont devenues les justifications automatiques. Si la crise est réelle, elle ne justifie pas tout.

Le promoteur doit démontrer :

  • Que la pénurie concerne un matériau spécifique et indispensable à l’étape actuelle (ex: l’acier pour le gros œuvre, ou les puces électroniques pour les ascenseurs).

  • Qu’il a passé ses commandes à temps.

  • Qu’aucune solution de remplacement (à qualité égale) n’était possible.

Un retard général de livraison ne peut pas être justifié par une pénurie de carrelage si les fondations ne sont même pas coulées.

4. Vos droits : Indemnités et Refus de Livraison

Si le retard n’est pas justifié par une cause légitime prouvée, vous avez droit à réparation.

Les pénalités de retard

Le contrat prévoit souvent des pénalités (généralement 1/3000ème du prix par jour). C’est souvent dérisoire par rapport à votre préjudice réel (loyers supplémentaires, frais de garde-meuble, intérêts intercalaires, prorogation d’offres de prêt). Sachez que le juge peut aller au-delà du forfait contractuel si le préjudice est démontré.

Le piège de la livraison « forcée »

Souvent, pour stopper les pénalités, le promoteur vous convoque à une livraison alors que le logement n’est pas fini (pas d’électricité, parties communes en chantier, équipements manquants).

Attention :

  • Si le logement est habitable mais comporte des défauts : Vous devez émettre des réserves précises dans le procès-verbal.

  • Si le logement est impropre à l’habitation (non-conformités substantielles) : Vous pouvez et devez refuser la remise des clés.

Conclusion : Ne restez pas seul face au promoteur

Dans le contentieux de la construction, le rapport de force semble déséquilibré. Le promoteur a ses experts techniques et ses juristes. En tant qu’acquéreur, vous avez besoin du même niveau de défense.

Mon intervention consiste à :

  1. Auditer les justificatifs techniques fournis (Météo, planning).

  2. Calculer le montant exact des pénalités dues.

  3. Mettre en demeure le promoteur de livrer ou d’indemniser.

  4. Si nécessaire, vous assister lors de la livraison pour verrouiller les réserves (ou refuser les clés).

Vous subissez un retard sur un programme à Dunkerque, Malo ou dans les Flandres ? Ne signez aucun avenant de prorogation de délai sans avis juridique. Contactez mon cabinet pour une première analyse de votre dossier VEFA.

Expertise Judiciaire Dunkerque & Contentieux Technique

L’importance cruciale de l’expertise judiciaire

Le défi du contentieux technique

Un contentieux technique est un litige où les faits en question nécessitent une expertise spécifique pour être correctement évalués et compris. C’est un peu comme essayer de résoudre un problème mathématique complexe sans connaître les formules nécessaires.

Un juge, malgré toute sa compétence, n’est pas nécessairement expert dans tous les domaines. Dans des affaires techniques, il a besoin d’un éclairage spécialisé pour rendre une décision éclairée.

La charge de la preuve en droit français et le principe du contradictoire

La charge de la preuve repose sur celui qui allègue. C’est à lui de prouver ses affirmations. Le principe du contradictoire, quant à lui, garantit que chaque partie a le droit de connaître les arguments et preuves de l’adversaire et de les contester.

Le respect du contradictoire est essentiel pour garantir l’équité d’une procédure judiciaire. Sans lui, une partie pourrait être lésée.

Les moyens de preuve et leurs limites

Bien que les photographies puissent être des preuves tangibles, elles peuvent aussi être trompeuses ou sorties de leur contexte. De plus, sans le contradictoire, comment être sûr de leur authenticité ou de la date à laquelle elles ont été prises?

Le constat d’huissier offre une vision objective d’une situation à un moment donné. Cependant, il ne permet pas d’analyser en profondeur une situation ou de comprendre tous ses enjeux techniques. De plus, le contradictoire peut être limité si l’adversaire n’a pas été informé de la venue de l’huissier.

L’expertise privée, bien qu’utile, est réalisée à la demande d’une partie. Elle peut donc manquer d’objectivité. Sans le contradictoire, comment s’assurer que l’expert n’a pas omis certains éléments ou qu’il n’a pas été influencé?

Expertise privée vs Expertise judiciaire

C’est une expertise réalisée à la demande d’une partie, souvent pour appuyer ses arguments.

L’expertise judiciaire est réalisée par un expert désigné par le juge. Elle garantit une impartialité et respecte le principe du contradictoire, car toutes les parties peuvent poser des questions et contester les conclusions de l’expert.

Le déroulement de l’expertise judiciaire et ses garanties

L’expertise judiciaire est une procédure encadrée par la loi. Une fois que le juge a décidé qu’une expertise est nécessaire, il désigne un expert judiciaire inscrit sur une liste officielle. Cet expert a le devoir d’indépendance et d’impartialité. Il doit informer toutes les parties de chaque étape de son travail, leur permettant ainsi de faire valoir leurs observations ou de poser des questions. L’expert réalise ensuite ses investigations, qui peuvent inclure des analyses, des études, des tests ou des consultations. À l’issue de ses recherches, il rédige un rapport détaillé qu’il remet au juge.

Les garanties apportées par l’expertise judiciaire sont multiples. Tout d’abord, l’expert est tenu à une obligation de neutralité et d’objectivité. De plus, le fait que toutes les parties soient informées et puissent participer activement à l’expertise garantit le respect du principe du contradictoire. Enfin, le rapport de l’expert est soumis à un contrôle judiciaire, ce qui assure une dernière vérification de sa pertinence et de sa qualité.

Conclusion

L’expertise judiciaire, avec son respect du contradictoire, est un outil essentiel pour garantir l’équité des procédures judiciaires. Si vous êtes à Dunkerque et que vous cherchez un avocat spécialisé en expertise judiciaire, n’hésitez pas à faire appel à un professionnel local qui connaît bien les enjeux de la région.

Pourquoi choisir un avocat spécialisé en expertise judiciaire à Dunkerque?

Car un avocat local est familiarisé avec le tissu économique et social de Dunkerque, ce qui peut être un atout pour votre dossier.

Plantations en ville, tout comprendre en 3 minutes !

avocat pour vous aider à connaître les règles sur les plantations : hauteur des arbres, distances ...

La hauteur des arbres en ville

Vous êtes propriétaire d’une maison avec un jardin en ville et vous souhaitez y planter un arbre. Excellente idée ! C’est un puit de stockage de CO2…

Mais quelle est la hauteur maximum autorisée par la loi ? Tout dépend où est situé votre arbre.

  • S’il est entre 50 cm et 2 mètres de votre voisin, la hauteur maximale autorisée pour les arbres en ville est de 2 mètres. Cependant, il est important de vérifier si votre commune a mis en place des règles spécifiques concernant la hauteur des arbres. En effet, certaines communes peuvent autoriser des hauteurs supérieures ou inférieures en fonction des spécificités locales.

  • S’il est à plus de 2 mètres, vous faites ce que vous voulez !

Attention tout de même, les plantations en ville peuvent causer un trouble anormal de voisinage. En effet, l’article 1240 du Code civil dispose que « tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer ». Ainsi, si la plantation d’un arbre par un voisin cause une gêne excessive à un autre voisin, ce dernier peut demander la suppression de l’arbre ou la réduction de sa hauteur. Cela est vrai, même si l’arbre respecte les hauteurs légales.

L’obligation d’élagage des branches et de surveillances des racines

En tant que propriétaire d’un arbre, vous avez l’obligation de procéder à son élagage régulier. En effet, l’arbre peut causer des dommages aux personnes ou aux biens s’il n’est pas élagué régulièrement.

L’article 672 du Code civil dispose que le propriétaire d’un terrain est tenu de couper les branches des arbres de son voisin qui avancent sur sa propriété. Le propriétaire peut également exiger que son voisin procède à l’élagage des branches qui avancent sur sa propriété. Cette obligation d’élagage vise à prévenir les risques de dommages aux biens du voisin, tels que les toits de sa maison ou les installations électriques.

Par exemple, si un arbre situé sur la propriété d’un voisin a des branches qui dépassent la clôture et qui risquent de tomber sur le toit de la maison de l’autre voisin, ce dernier peut exiger que les branches soient coupées pour éviter tout dommage. Si le propriétaire de l’arbre refuse de le faire, le voisin peut lancer une action en justice pour faire respecter l’obligation d’élagage.

L’article 673 du Code civil précise quant à lui que si les racines d’un arbre du voisin empiètent sur la propriété d’un propriétaire, ce dernier peut exiger leur suppression. Les racines peuvent en effet endommager les fondations d’une maison ou les canalisations. Dans ce cas également, le propriétaire peut lancer une action en justice pour faire respecter son droit à l’intégrité de sa propriété.

Par exemple, si un arbre situé chez un voisin a des racines qui pénètrent sur la propriété d’un autre voisin et qui endommagent les canalisations, ce dernier peut exiger que les racines soient supprimées pour éviter tout dommage. Si le propriétaire de l’arbre refuse de le faire, le voisin peut lancer une action en justice pour faire respecter l’obligation de suppression des racines.

Qui peut manger les pommes qui tombent de l’arbre ?

L’article 673 du Code civil prévoit que les fruits des arbres mitoyens sont recueillis à frais communs et partagés également entre les propriétaires des terrains concernés, qu’ils soient tombés naturellement, cueillis ou que leur chute ait été provoquée.

Cela signifie que si une partie des fruits est tombée sur le terrain d’un voisin, ce dernier a le droit de les recueillir et de les partager avec le propriétaire de l’arbre en question. Il en est de même si les fruits sont cueillis ou si leur chute a été provoquée.

Prenons l’exemple d’un arbre fruitier planté sur la limite séparative entre deux terrains. Si des fruits tombent sur le terrain du voisin, ce dernier peut les cueillir et en partager la moitié avec le propriétaire de l’arbre. Si les deux propriétaires décident de cueillir les fruits ensemble, ils doivent les partager équitablement.

Dans le cas où un des propriétaires ne souhaite pas cueillir les fruits, l’autre peut le faire seul mais doit partager les fruits en deux parties égales avec son voisin.

Il est important de souligner que cette règle s’applique uniquement aux arbres mitoyens et non aux arbres situés exclusivement sur un seul terrain. Dans ce cas, les fruits appartiennent exclusivement au propriétaire de l’arbre.

Il reste le cas des fruits qui tombent naturellement chez vous, mais avez-vous vraiment envie de les manger ?

Les plantations marquant la limite entre votre terrain et celui de votre voisin

Le Code civil (Articel 670) définit la mitoyenneté des arbres comme suit : « Les arbres qui se trouvent dans la haie mitoyenne sont mitoyens comme la haie. Les arbres plantés sur la ligne séparative de deux héritages sont aussi réputés mitoyens. » Cela signifie que si un arbre est situé sur la limite séparant deux propriétés, il est considéré comme appartenant aux deux propriétaires à parts égales. Les deux parties ont donc les mêmes droits et les mêmes devoirs en ce qui concerne l’arbre.

Le Code civil établit également des règles concernant la gestion des arbres en mitoyenneté. Ainsi, lorsque les arbres meurent ou sont coupés, ils doivent être partagés par moitié entre les deux propriétaires. De même, les fruits de ces arbres sont considérés comme des frais communs et doivent être partagés également entre les propriétaires, qu’ils soient tombés naturellement ou qu’ils aient été cueillis.

Chaque propriétaire a le droit d’exiger que les arbres en mitoyenneté soient arrachés. Toutefois, cette demande doit être justifiée. Par exemple, si un arbre menace de tomber ou de causer des dommages à la propriété voisine, le propriétaire peut demander son arrachage. De même, si un arbre est malade et risque de contaminer les autres arbres, son arrachage peut être exigé. En revanche, si un propriétaire demande l’arrachage d’un arbre simplement parce qu’il ne l’aime pas, sa demande ne sera pas justifiée.

***

En conclusion, planter un arbre en ville nécessite de respecter certaines règles. Il est important de se renseigner auprès de votre mairie pour connaître les règles spécifiques en vigueur dans votre commune. Il est également essentiel de respecter les distances minimales par rapport à la propriété voisine et aux bâtiments. Enfin, n’oubliez pas que vous êtes tenu d’élaguer régulièrement votre arbre pour éviter tout risque de dommage aux personnes ou aux biens.

La quasi-totalité des prêts finançant une VEFA sont annulables !

La VEFA ou vente en état futur d’achèvement est l’appellation juridique de ce que l’on nomme l’achat sur plan.

Par définition, l’acheteur acquiert un bien qu’il n’a jamais vu et qui n’est d’ailleurs pas encore construit.

Compte tenu de la dangerosité de ce type d’achat, le législateur a imposé une réglementation notamment pour la question du déblocage de fonds.

Le plus souvent, l’apport personnel de l’acquéreur sert à financer la réservation du bien.

Un emprunt bancaire est ensuite souscrit et cet emprunt bancaire ne peut être débloqué qu’au fur et à mesure de l’avancement des travaux.

Le déblocage n’est d’ailleurs pas libre.

4 phases existent :

– 35 % du montant de l’achat peuvent être libérés au maximum lors de l’achèvement des fondations,
– 70 % maximum du prix du bien peut être débloqué au moment de la mise hors d’eau et hors d’air,
– 95 % du prix peut être libéré lorsque l’immeuble est achevé,
– Les 5 % restant sont libérés une fois l’ensemble des réserves levées.

Au-delà de ces règles légales, il faut néanmoins retenir que le financement d’une acquisition en VEFA est nécessairement échelonné puisque la Banque débloque forcément les fonds durant le temps de la construction.

En conséquence, les acquisitions en VEFA entrainent pour conséquence de créer dans les emprunts immobiliers les concernant des périodes dites de préfinancement ou de différé d’amortissement.

L’idée est simple. La Banque débloque les fonds, elle calcule les intérêts sur le montant du déblocage, et vous ne payez que des intérêts sans jamais amortir l’emprunt.

Cette solution a un avantage indéniable pour la Banque puisqu’elle maximise son profit.

Elle perçoit des intérêts calculés sur 100 % du capital débloqué et l’ensemble des sommes que l’acheteur verse rémunère uniquement la Banque.

La Cour de Cassation, dans un arrêt de la première chambre civile du 16 avril 2015 qui concernait la Caisse d’Epargne et de Prévoyance d’Alpes Côte d’Azur, a cassé la décision d’une Cour d’Appel (celle d’Aix en Provence).

La Cour d’appel avait eu à connaître d’une demande formée par un emprunteur qui affirmait que la Banque devait tenir compte des intérêts et des frais liés à la période de préfinancement en matière de vente en l’état futur d’achèvement.

La Cour d’Appel avait considéré que ses frais n’étaient pas déterminables.

Le raisonnement fait partie de l’argumentation classique des banques qui affirme que par hypothèse elle ne peut pas savoir combien de temps va durer cette période de préfinancement ni à quelle date les déblocages vont intervenir.

Dès lors, elle néglige systématiquement de tenir compte des frais de la période de préfinancement dans le cadre du calcul du TEG.

La Cour de Cassation a censuré la décision et l’a cassé et a jugé que les frais de la période de préfinancement liée à l’octroi du prêt rentrait nécessairement dans le calcul du TEG.

En effet, dès lors que le contrat prévoit une phase de préfinancement, qu’en l’espèce elle s’y était fixée à 24 mois, il était tout à fait possible de déterminer les frais qui allaient être générés durant cette période de préfinancement.

Dans cet arrêt, il s’agissait pour l’essentiel du coût de l’assurance pendant la période de préfinancement qui était indéniablement connue.

Cette décision est particulièrement intéressante puisqu’elle peut être étendue à quasiment tous les prêts immobiliers finançant des ventes en état futur d’achèvement.

De manière quasiment systématique, la Banque refuse d’inclure ses frais dans le coût du TEG.

Cela lui permet de proposer une offre plus attractive et de s’arroger des clients qui ne se rendent pas compte du coût réel de cette période de 24 mois pendant laquelle l’emprunteur ne paie que des intérêts et que de l’assurance.

Cela revient à offrir à la Banque 24 mensualités d’intérêts en plus du coût total du crédit.

Ces méthodes sont hautement condamnables et sont d’ailleurs condamnées par la Cour de Cassation.

Il convient en conséquence d’étudier avec attention tous les crédits finançant une vente en état futur d’achèvement afin de vérifier s’ils tombent sous le coup de cette jurisprudence.

Avocat panneaux solaires à Dunkerque – DELTA FM

Les mécontents se multiplient à l'encontre des sociétés de panneaux photovoltaïques si bien que la presse régionale (Delta FM) en parle.

La Voix du Nord avait d'ailleurs déjà fait un dossier sur ce sujet.

Les procès contres ces sociétés sont des plus en plus nombreux mais avec ces procès, se multiplient également les liquidations des sociétés.

C'est souvent l'erreur principale des dossiers initiés contre les sociétés de "panneaux solaires" :

  • Le consommateur a une installation qui ne lui convient pas (Pas assez rentable, mal posée, trop chère...)
  • Il agit contre la société de panneaux solaires,
  • Il obtient gain de cause : son contrat est annulé.
  • Peu de temps après, avant d'avoir restitué les fonds, la société est placée en liquidation judiciaire.

La société ne peut plus démonter et reprendre les panneaux, elle ne peut pas restituer les fonds ....Elle est en LIQUIDATION !

Le consommateur reste avec ses panneaux, il a payé son avocat et doit tout de même rembourser le capital prêté auprès des banques habituelles : Solfea, Sygma Banque ...

En réalité, l'action principale à mener contre ces sociétés est double.

Il faut agir à la fois contre la société et contre la banque.

Sans action efficace contre la Banque, vous êtes certains de devoir rembourser le prix de vente à l'établissement qui vous a prêté les fonds.

Autrement dit, il faut démontrer que la banque est aussi coupable que la société de panneaux solaires pour espérer ne pas avoir à rembourser le crédit !

Il est en conséquence capital de se tourner vers un avocat habitué du droit bancaire afin qu'il puisse tenter d'annuler les deux contrats, y compris le contrat de crédit !

Notre cabinet a d'ores et déjà traité de nombreux dossier à l'encontre des établissements bancaires précités.

N'hésitez pas à prendre contact avec nous pour vérifier si votre dossier peut ou non êtes porté utilement devant les tribunaux.

Je me tiens à votre disposition.

Julien SABOS, Avocat à DUNKERQUE

Panneaux solaires et économies d’énergie… Arnaques

Ces vendeurs sont des pros de la vente, faites appel à un professionnel du droit pour les contrer !

Ils vous démarchent chez vous et vous proposent des Panneaux solaires photovoltaïques, un Chauffe-eau solaire individuel, un Chauffe-eau thermodynamique, une Eolienne, une Pompe à chaleur air-eau, une Chaudière gaz à condensation, une Isolation des combles, une Chaudière à granulés de bois, une VMC simple flux auto-réglable, une Climatisation, un Poêle à granule ou des fenêtres double vitrages.

Ils vous font croire que l'installation ne coûte rien et sera financée en quelques années.

Le financement proposé passe par des banques spécialisées : Sygma Banque, Solfea, Franfinance ou Domofinance...

Leurs identités sont multiples et changeantes : ENERGIDEAL, ECOVY, FRANCE SOLAIRE ENERGIES; GROUPE ECO FRANCE, NEXIA, GNE ÉNERGIES, AFE (AGENCE FRANCE ECOLOGIE), FRH, AER, CLIMACIEL ...

Le plus souvent, les sociétés déposent le bilan après un ou deux années.

La seule et unique solution : R-E-S-I-S-T-E-R !

Les fraudes sont nombreuses mais les moyens de se défendre le sont également : Irrégularité dans le bon de commande, escroquerie, faux et usage de faux, publicité trompeuse, tromperie .... le Droit de la consommation est une mine qui vous permet de vous défendre contre ces sociétés.

Même les prêts peuvent être attaqués. Il n'est pas rare que l'installation soit vendue 20.000€ mais que le crédit vous fasse dépenser entre 30.000€ et 40.000€ en réalité !

Il faut donc réagir et contrer l'installateur et la banque.

Me Julien SABOS vous aidera à trouver la meilleure solution pour éviter de payer cette installation ruineuse.

Notre cabinet se tien à votre disposition pour étudier votre dossier et vous aider à lutter contre ces escrocs.

Contactez-moi :

Trouble du voisinage

Nous sommes très souvent consulté pour des problèmes de troubles du voisinage. Me Julien SABOS vous assiste devant le Tribunal d'instance en matière de trouble du voisinage.

L'un des cas les plus fréquents est celui de la hauteur des arbres. Il est vrai que des arbres trop haut sont dangereux pour vous et les occupants de votre habitation.

Autre point gênant pouvant donner lieu à indemnisation, l'ombrage excessif que cela génère.

Le principe selon lequel “nul ne doit causer à autrui un trouble anormal de voisinage” est posé depuis près de trois décennies par la Cour de Cassation. (Cass. 2e civ., 19 nov. 1986). La définition est simple et complexe à la fois : '“un trouble de voisinage se définit comme un dommage causé à un voisin qui, lorsqu'il excède les inconvénients ordinaires du voisinage, est jugé anormal et oblige l'auteur du trouble à le réparer, quand bien même celui-ci serait inhérent à une activité licite et qu'aucune faute ne pourrait être reprochée à celui qui le cause” (CA Orléans, 23 janv. 1997).

Le trouble anormal de voisinage pour perte d’ensoleillement a notamment été illustré par un arrêt de la Cour d’appel de Paris, 19ème Chambre, le 2 juillet 2008. Une zone d'ombre l'après-midi et jusqu'en fin de soirée chez les voisins a été évalué à la somme 9.146€. Des décisions similaires se retrouvent à Amiens (10.000€) ou Nîmes (15.000€).

Il convient donc d'être prudent. Ainsi, si vous souhaitez planter un arbre dans votre propriété, vous devez respecter :

  • une distance d'au minimum 2 mètres de la limite des 2 propriétés pour les arbres ayant une hauteur supérieure à 2 mètres
  • ou une distance d'au minimum 0,50 mètre de la limite des 2 propriétés pour les arbres ayant une hauteur inférieure à 2 mètres.

La distance est mesurée à partir du milieu du tronc de l'arbre, et la hauteur depuis le sol jusqu'au point le plus élevé de l'arbre.

Dans les très grandes villes ou dans les lotissements, de telles règles ne s'appliquent pas. Ces distances légales ne s'appliquent qu'à défaut d'usages locaux ou de règlements particuliers précisés par arrêté municipal. Pour connaître les usages locaux et les règlements particuliers, il convient de se renseigner auprès de la mairie.

 

Osez l’avocat en ligne !

Un avocat, ça fait peur, c’est cher et ça ne fait que de longs procès qui n’en finissent pas. Oui mais ça, c’était avant !

Ne nous mentons pas, un avocat n’est pas gratuit. Mais le droit est partout et justifie que l’on s’interroge à titre préventif plutôt que curatif.

Il est toujours moins cher d’anticiper que de résoudre les problèmes.

Réfléchissez à ce paradoxe.

Vous consultez cinq banques avant de souscrire un crédit, vous comparez les modèles de voitures avant d’acquérir votre Peugeot, vous allez vous adjoindre les conseils d’un agent immobilier avant de vendre votre maison…

Et pourtant :

  •  Vous ne consultez pas votre avocat avant de vous marier !
  • Vous ne consultez pas votre avocat pour un problème de restitution de votre box internet !
  • Vous ne consultez pas votre avocat pour négocier avec l’entreprise qui n’en finit plus de vous promettre qu’elle effectuera des travaux chez vous !

 Et la liste et longue…

Partant du constat que de nombreux problèmes du quotidien nécessitent un conseil juridique, nous souhaitons vous proposer un nouveau service de consultation en ligne.

Il ne s’agit pas d’un avocat gratuit qui répond à toutes vos questions.

Notre but est simplement de mettre à votre disposition les moyens matériels pour nous poser une question pour un prix très bas afin d’anticiper les problèmes futurs. A tout moment, vous disposez d’un avocat en ligne, prêt à vous répondre rapidement et par écrit afin d’éviter les problèmes futurs.

Cela peut également vous permettre, si vous hésitez à lancer une procédure, de nous transmettre votre dossier afin que nous puissions vous dire si votre dossier est défendable en justice.

Pas d’attente en rendez-vous ! Pas de réponse orale et compliquée que l’on oublie une fois sorti !

 Une réponse claire, précise et rapide pour un prix fixé.

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Le meilleur avocat

Le meilleur avocat du Nord de la France n’est pas celui que vous avez vu à la télé ni même celui dont tout le monde parle. Le meilleur avocat est celui qui est accessible, joignable, et qui peut répondre à vos questions au moment où elle se pose.

Comment donner congé à mon bailleur ? Comment revaloriser ma pension alimentaire ? Comment suspendre mon crédit ? Dois-je faire un dossier de surendettement ?

Pour tous ces problèmes du quotidien, la rencontre d’un avocat est souvent un investissement moral et financier trop lourd.

Nous pensons cependant que le meilleur avocat de Dunkerque est celui qui vous écoute, vous comprend, et vous oriente.

Que vaut le meilleur avocat si vous ne pouvez pas vous offrir ses services ? Que vaut le meilleur avocat s’il vous reçoit dans un mois ?

Le meilleur avocat est celui qui vous répond

C’est pour cette raison que nous avons mis en place, dans notre cabinet de Dunkerque, un nouveau service accessible pour la France entière et destiné à vous permettre de nous poser toutes vos questions, à distance, pour un prix forfaitaire de 89€TTC.

Une page sécurisée, respectant le secret professionnel, vous aide à nous transmettre votre question.

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Nous voulons vous rapprocher des avocats afin de vous proposer des réponses en droit de la consommation, en droit du crédit, en droit de la famille… Toutes les questions pour lesquelles vous n’oseriez pas pousser la porte d’un avocat doivent trouver un réponse.

Notre nouveau services est sans surprise, sans frais cachés.

Me Julien SABOS vous répondra en droit immobilier, en droit de la construction, de la consommation, en droit bancaire, en droit des contrats, ou encore en matière de baux d’habitation.

Me Caroline BELVAL vous répondre en droit de la famille, en divorce, pension alimentaire, ou encore en droit du Travail.

Votre question sera automatiquement envoyée à l’avocat à même d’y répondre.

Si nous n’en sommes pas capable, nous vous remboursons sans condition.

N’hésitez plus et transmettez-nous vos questions.

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