Chantier VEFA à l'arrêt à Dunkerque : un avocat spécialiste constate le retard de livraison dû aux intempéries.

Retard VEFA à Dunkerque & Malo : Intempéries et Pénuries, les vraies raisons ?

Achat sur plan (VEFA) : « Intempéries » et « Pénuries », les excuses valables (et celles qui ne le sont pas) pour justifier le retard

Le paysage immobilier de Dunkerque et de son littoral (Malo-les-Bains, Rosendaël) est en pleine mutation. De nombreux programmes neufs sortent de terre. Mais pour beaucoup d’acquéreurs, le rêve de la remise des clés se transforme en parcours du combattant : le courrier annonçant un report de livraison de 3, 6, voire 12 mois est devenu la norme.

Face à ces retards, les promoteurs avancent systématiquement deux arguments massues : les intempéries et la pénurie de matériaux.

En tant qu’avocat praticien du droit de la construction dans les Flandres, je constate que ces justifications sont parfois légitimes, mais souvent abusives. Avant d’accepter un report sans broncher, voici ce que vous devez vérifier.

1. La clause de « Causes Légitimes de Suspension » : Ce que dit votre contrat

Dans tout contrat de Vente en l’État Futur d’Achèvement (VEFA), il existe une clause listant les événements justifiant un retard sans pénalité. C’est contractuel. Cependant, ce n’est pas parce que c’est écrit que c’est incontestable.

Le promoteur ne peut pas se contenter d’une affirmation vague. Il doit apporter la preuve technique que l’événement a réellement impacté l’avancement critique du chantier.

Les fausses excuses fréquentes

  • La faillite d’un sous-traitant : Sauf clause très spécifique, la défaillance d’une entreprise partenaire du promoteur est un aléa de chantier qu’il doit gérer. Ce n’est pas, par définition, un cas de force majeure pour vous.

  • La désorganisation du chantier : Un retard dû à une mauvaise coordination entre les corps d’état (le plaquiste qui attend l’électricien) n’est jamais une cause légitime.

2. L’argument des « Intempéries » : Une spécificité du Nord à surveiller

À Dunkerque ou dans les Flandres intérieures, le climat est une réalité. Mais « il pleut » n’est pas un argument juridique suffisant.

Pour que les intempéries justifient un retard (« jours non ouvrés »), elles doivent répondre à des critères stricts :

  1. L’intensité : Le vent ou la pluie doivent rendre le travail impossible ou dangereux (ex: grue à l’arrêt à cause de rafales supérieures à 60-70 km/h).

  2. La phase du chantier : C’est le point technique crucial. Invoquer du gel ou de la pluie alors que le bâtiment est « Hors d’Eau / Hors d’Air » (fermé et couvert) et que les travaux concernent les peintures intérieures est abusif.

Mon conseil d’expert : Ne vous contentez pas d’un tableau Excel envoyé par le promoteur. Exigez les attestations de la Caisse des Congés Payés du Bâtiment ou les relevés Météo France de la station la plus proche (Dunkerque-Port), et comparez les dates avec le planning réel des travaux. C’est souvent là que l’argument s’effondre.

3. Pénurie de matériaux et crise ukrainienne : Le nouveau « Joker »

Depuis 2022, la « pénurie » et la « hausse des coûts » sont devenues les justifications automatiques. Si la crise est réelle, elle ne justifie pas tout.

Le promoteur doit démontrer :

  • Que la pénurie concerne un matériau spécifique et indispensable à l’étape actuelle (ex: l’acier pour le gros œuvre, ou les puces électroniques pour les ascenseurs).

  • Qu’il a passé ses commandes à temps.

  • Qu’aucune solution de remplacement (à qualité égale) n’était possible.

Un retard général de livraison ne peut pas être justifié par une pénurie de carrelage si les fondations ne sont même pas coulées.

4. Vos droits : Indemnités et Refus de Livraison

Si le retard n’est pas justifié par une cause légitime prouvée, vous avez droit à réparation.

Les pénalités de retard

Le contrat prévoit souvent des pénalités (généralement 1/3000ème du prix par jour). C’est souvent dérisoire par rapport à votre préjudice réel (loyers supplémentaires, frais de garde-meuble, intérêts intercalaires, prorogation d’offres de prêt). Sachez que le juge peut aller au-delà du forfait contractuel si le préjudice est démontré.

Le piège de la livraison « forcée »

Souvent, pour stopper les pénalités, le promoteur vous convoque à une livraison alors que le logement n’est pas fini (pas d’électricité, parties communes en chantier, équipements manquants).

Attention :

  • Si le logement est habitable mais comporte des défauts : Vous devez émettre des réserves précises dans le procès-verbal.

  • Si le logement est impropre à l’habitation (non-conformités substantielles) : Vous pouvez et devez refuser la remise des clés.

Conclusion : Ne restez pas seul face au promoteur

Dans le contentieux de la construction, le rapport de force semble déséquilibré. Le promoteur a ses experts techniques et ses juristes. En tant qu’acquéreur, vous avez besoin du même niveau de défense.

Mon intervention consiste à :

  1. Auditer les justificatifs techniques fournis (Météo, planning).

  2. Calculer le montant exact des pénalités dues.

  3. Mettre en demeure le promoteur de livrer ou d’indemniser.

  4. Si nécessaire, vous assister lors de la livraison pour verrouiller les réserves (ou refuser les clés).

Vous subissez un retard sur un programme à Dunkerque, Malo ou dans les Flandres ? Ne signez aucun avenant de prorogation de délai sans avis juridique. Contactez mon cabinet pour une première analyse de votre dossier VEFA.

J’ai gagné mon procès : pourquoi je n’ai pas encore touché mon argent ?

J’ai gagné mon procès : pourquoi je n’ai pas encore touché mon argent ?

J’ai gagné mon procès : pourquoi je n’ai pas encore touché mon argent ?

Victoire judiciaire ne rime pas toujours avec paiement immédiat. Découvrez les étapes invisibles du recouvrement après une décision de justice.

🏁 Gagner son procès, ce n’est pas (encore) recevoir l’argent

De nombreux justiciables l’ignorent : remporter un procès ne signifie pas être payé dans la foulée. Vous avez une décision de justice en votre faveur, vous pensiez que le chèque allait suivre… mais les semaines passent, et rien n’arrive.

C’est frustrant, parfois injuste, mais c’est une réalité juridique et pratique. Pour comprendre pourquoi l’argent n’est pas immédiatement versé, il faut s’intéresser à deux grands mécanismes : le fonctionnement de la CARPA (Caisse des règlements pécuniaires des avocats) et le travail de recouvrement réalisé par les huissiers (commissaires de justice).

💼 1. Le rôle de la CARPA dans la sécurisation des paiements

Quand votre avocat reçoit une somme pour votre compte (issue d’une condamnation, d’un accord ou d’une transaction), il n’encaisse pas directement l’argent pour vous le reverser : il doit passer par la CARPA.

Qu’est-ce que la CARPA ?

La CARPA (Caisse des règlements pécuniaires des avocats) est un organisme contrôlé qui a pour mission de sécuriser les flux financiers transités via les avocats. Elle évite tout détournement ou mélange de fonds.

Pourquoi cela ralentit le versement ?

La CARPA fonctionne avec des procédures strictes. Avant de vous reverser les fonds, elle :

  • vérifie la régularité du paiement,
  • contrôle les pièces justificatives transmises par l’avocat,
  • attend la disponibilité réelle des sommes (délai bancaire),
  • bloque tout ou partie des fonds s’il y a opposition, saisie, ou contestation.

Ces étapes prennent en moyenne entre 30 jours ouvrés, parfois davantage si la situation est complexe.

📜 2. L’importance du titre exécutoire : la condition pour agir

Avant de forcer l’adversaire à payer, il faut disposer d’un titre exécutoire (le plus souvent un jugement revêtu de la formule exécutoire).

Et si le jugement est frappé d’appel ?

Si l’adversaire interjette appel, l’exécution peut être suspendue sauf si le jugement est exécutoire de plein droit ou si l’avocat a sollicité l’exécution provisoire.

En l’absence de cette possibilité, aucun recouvrement forcé ne peut avoir lieu tant que la procédure d’appel n’est pas tranchée.

🧾 3. Le travail des huissiers pour recouvrer les sommes

Une fois le titre exécutoire obtenu, commence une autre phase : le recouvrement. Et c’est souvent le commissaire de justice (anciennement huissier) qui entre en scène.

Commandement de payer et délais

L’huissier signifie d’abord un commandement de payer à la partie condamnée. Ce document lui laisse en général 8 jours pour exécuter volontairement.

Et si l’adversaire ne paie pas ?

L’huissier peut engager différentes procédures :

  • Saisie-attribution (blocage du compte bancaire),
  • Saisie sur salaire,
  • Saisie-vente (biens mobiliers),
  • Saisie immobilière (dans les cas extrêmes).

Chacune de ces procédures comporte des délais légaux incompressibles, sans compter les obstacles pratiques (déménagement, changement de banque, employeur non coopératif, etc.).

📅 4. Délais moyens pour toucher enfin votre argent

Si l’adversaire est solvable et coopère, vous pouvez recevoir vos fonds dans le mois suivant le jugement. Mais en pratique :

  • Recouvrement amiable : 1 à 2 mois
  • Recouvrement forcé : 3 à 6 mois, voire plus
  • Procédure d’appel en cours : parfois plusieurs années

C’est pourquoi un suivi rigoureux et stratégique par un avocat et un huissier est essentiel pour accélérer les démarches et contourner les blocages.

🚫 5. Les cas fréquents de blocages

  • L’adversaire a fait appel = exécution suspendue
  • L’adversaire est insolvable ou organisé pour l’être
  • Le titre n’a pas encore été signifié
  • Une saisie concurrente est déjà en cours
  • Le jugement n’est pas encore exécutoire (délais expirés ou absence de formule)

Dans ces cas, la patience et la stratégie sont vos meilleurs alliés.

🧠 6. Ce que vous pouvez faire pendant ce temps

Voici quelques bonnes pratiques à adopter :

  • Demandez un point régulier à votre avocat,
  • Faites le point avec le commissaire de justice mandaté,
  • Vérifiez si une saisie sur salaire ou sur compte est possible,
  • Évaluez l’intérêt d’un arrangement à l’amiable si cela peut accélérer le versement.

Ne restez pas seul face aux lenteurs. Un avocat expérimenté saura vous orienter.

🔎 7. Pourquoi être accompagné est crucial

Un avocat vous aide à :

  • Obtenir un titre exécutoire rapidement,
  • Anticiper les délais et les blocages,
  • Choisir le bon huissier et la bonne stratégie de recouvrement,
  • Faire libérer les fonds retenus à la CARPA.

Il agit comme un chef d’orchestre juridique, pour que votre victoire ne soit pas seulement symbolique, mais aussi financière.

📍 Vous êtes dans le Nord ? Contactez Me Julien SABOS

Maître Julien SABOS, avocat à Dunkerque, accompagne les particuliers dans le recouvrement de leurs créances après un jugement favorable. Il travaille en lien avec des huissiers compétents dans toute la région des Hauts-de-France : Dunkerque, Lille, Saint-Omer, Valenciennes, Béthune…

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Plantations en ville, tout comprendre en 3 minutes !

avocat pour vous aider à connaître les règles sur les plantations : hauteur des arbres, distances ...

La hauteur des arbres en ville

Vous êtes propriétaire d’une maison avec un jardin en ville et vous souhaitez y planter un arbre. Excellente idée ! C’est un puit de stockage de CO2…

Mais quelle est la hauteur maximum autorisée par la loi ? Tout dépend où est situé votre arbre.

  • S’il est entre 50 cm et 2 mètres de votre voisin, la hauteur maximale autorisée pour les arbres en ville est de 2 mètres. Cependant, il est important de vérifier si votre commune a mis en place des règles spécifiques concernant la hauteur des arbres. En effet, certaines communes peuvent autoriser des hauteurs supérieures ou inférieures en fonction des spécificités locales.

  • S’il est à plus de 2 mètres, vous faites ce que vous voulez !

Attention tout de même, les plantations en ville peuvent causer un trouble anormal de voisinage. En effet, l’article 1240 du Code civil dispose que « tout fait quelconque de l’homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé, à le réparer ». Ainsi, si la plantation d’un arbre par un voisin cause une gêne excessive à un autre voisin, ce dernier peut demander la suppression de l’arbre ou la réduction de sa hauteur. Cela est vrai, même si l’arbre respecte les hauteurs légales.

L’obligation d’élagage des branches et de surveillances des racines

En tant que propriétaire d’un arbre, vous avez l’obligation de procéder à son élagage régulier. En effet, l’arbre peut causer des dommages aux personnes ou aux biens s’il n’est pas élagué régulièrement.

L’article 672 du Code civil dispose que le propriétaire d’un terrain est tenu de couper les branches des arbres de son voisin qui avancent sur sa propriété. Le propriétaire peut également exiger que son voisin procède à l’élagage des branches qui avancent sur sa propriété. Cette obligation d’élagage vise à prévenir les risques de dommages aux biens du voisin, tels que les toits de sa maison ou les installations électriques.

Par exemple, si un arbre situé sur la propriété d’un voisin a des branches qui dépassent la clôture et qui risquent de tomber sur le toit de la maison de l’autre voisin, ce dernier peut exiger que les branches soient coupées pour éviter tout dommage. Si le propriétaire de l’arbre refuse de le faire, le voisin peut lancer une action en justice pour faire respecter l’obligation d’élagage.

L’article 673 du Code civil précise quant à lui que si les racines d’un arbre du voisin empiètent sur la propriété d’un propriétaire, ce dernier peut exiger leur suppression. Les racines peuvent en effet endommager les fondations d’une maison ou les canalisations. Dans ce cas également, le propriétaire peut lancer une action en justice pour faire respecter son droit à l’intégrité de sa propriété.

Par exemple, si un arbre situé chez un voisin a des racines qui pénètrent sur la propriété d’un autre voisin et qui endommagent les canalisations, ce dernier peut exiger que les racines soient supprimées pour éviter tout dommage. Si le propriétaire de l’arbre refuse de le faire, le voisin peut lancer une action en justice pour faire respecter l’obligation de suppression des racines.

Qui peut manger les pommes qui tombent de l’arbre ?

L’article 673 du Code civil prévoit que les fruits des arbres mitoyens sont recueillis à frais communs et partagés également entre les propriétaires des terrains concernés, qu’ils soient tombés naturellement, cueillis ou que leur chute ait été provoquée.

Cela signifie que si une partie des fruits est tombée sur le terrain d’un voisin, ce dernier a le droit de les recueillir et de les partager avec le propriétaire de l’arbre en question. Il en est de même si les fruits sont cueillis ou si leur chute a été provoquée.

Prenons l’exemple d’un arbre fruitier planté sur la limite séparative entre deux terrains. Si des fruits tombent sur le terrain du voisin, ce dernier peut les cueillir et en partager la moitié avec le propriétaire de l’arbre. Si les deux propriétaires décident de cueillir les fruits ensemble, ils doivent les partager équitablement.

Dans le cas où un des propriétaires ne souhaite pas cueillir les fruits, l’autre peut le faire seul mais doit partager les fruits en deux parties égales avec son voisin.

Il est important de souligner que cette règle s’applique uniquement aux arbres mitoyens et non aux arbres situés exclusivement sur un seul terrain. Dans ce cas, les fruits appartiennent exclusivement au propriétaire de l’arbre.

Il reste le cas des fruits qui tombent naturellement chez vous, mais avez-vous vraiment envie de les manger ?

Les plantations marquant la limite entre votre terrain et celui de votre voisin

Le Code civil (Articel 670) définit la mitoyenneté des arbres comme suit : « Les arbres qui se trouvent dans la haie mitoyenne sont mitoyens comme la haie. Les arbres plantés sur la ligne séparative de deux héritages sont aussi réputés mitoyens. » Cela signifie que si un arbre est situé sur la limite séparant deux propriétés, il est considéré comme appartenant aux deux propriétaires à parts égales. Les deux parties ont donc les mêmes droits et les mêmes devoirs en ce qui concerne l’arbre.

Le Code civil établit également des règles concernant la gestion des arbres en mitoyenneté. Ainsi, lorsque les arbres meurent ou sont coupés, ils doivent être partagés par moitié entre les deux propriétaires. De même, les fruits de ces arbres sont considérés comme des frais communs et doivent être partagés également entre les propriétaires, qu’ils soient tombés naturellement ou qu’ils aient été cueillis.

Chaque propriétaire a le droit d’exiger que les arbres en mitoyenneté soient arrachés. Toutefois, cette demande doit être justifiée. Par exemple, si un arbre menace de tomber ou de causer des dommages à la propriété voisine, le propriétaire peut demander son arrachage. De même, si un arbre est malade et risque de contaminer les autres arbres, son arrachage peut être exigé. En revanche, si un propriétaire demande l’arrachage d’un arbre simplement parce qu’il ne l’aime pas, sa demande ne sera pas justifiée.

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En conclusion, planter un arbre en ville nécessite de respecter certaines règles. Il est important de se renseigner auprès de votre mairie pour connaître les règles spécifiques en vigueur dans votre commune. Il est également essentiel de respecter les distances minimales par rapport à la propriété voisine et aux bâtiments. Enfin, n’oubliez pas que vous êtes tenu d’élaguer régulièrement votre arbre pour éviter tout risque de dommage aux personnes ou aux biens.